mardi 10 novembre 2009

Improve your time management : the 4-D method


Trying to be more efficient ?
Tired to waste time and energy on a daily basis ?

When a new task is coming, I suggest you to use the 4-D method to analyse and perform it on an efficient manner :


DO IT: if it your responsibility to perform this task immediately ;

DELAY IT: if you can perform this task later ;

DELEGATE IT: if this task can be performed by someone else (do not forget to follow up...) ;

DELETE IT: if this task is not significant for you or for someone else.

Les enfants de l'autonomie, un défi quotidien

Aujourd'hui se tenait la traditionnelle réunion de parents d'avant Noël. C'est donc avec joie et une légère appréhension que je me suis rendue alternativement dans la classe de mon fils, 6 ans, et dans celle de ma fille, 8 ans et demi, pour discuter du parcours scolaire de ma descendance ;-).
Pour la petite histoire, Juliette et Loïc ont été élevés depuis leurs premiers jours dans un environnement le plus ouvert possible où la communication est toujours privilégiée. Il n'empêche qu'en développant avec plus ou moins de succès leur esprit critique, je les ai amené à sans cesse exprimer leurs attentes et leurs besoins. En soi, rien de bien original et une attitude qui semble positive car elle va leur permettre une fois adulte d'être réellement eux-mêmes. Mais dans la réalité, soulignons-le, ça n'est quand même pas facile !
Mes enfants ne sont pas toujours aisés à gérer. Comme tous les gamins de leur âge, ils jouent à me tester, pour voir jusqu'où ils peuvent aller, ce qui est permis, admissible ou interdit. Sauf qu'ici, en plus, ils maîtrisent leur expression de façon assez habile qui peut parfois tourner au jeu de pouvoir relationnel. Tout l'art est donc de surfer entre l'espace que je leur laisse volontiers et les limites dont ils ont besoin pour bien pousser, tout en tenant compte de mon propre seuil de résistance.
Pour en revenir à la réunion de parents, l'institutrice de mon fils m'a fait part des bons résultats de ce dernier (bravo Loïc qui apprend bien à lire et à écrire) mais aussi des difficultés qu'il manifeste à se plier à la discipline d'un groupe. Dans son besoin de reconnaissance et d'amour, mon petit garçon ne cesse de rechercher chez l'autre un regard, une existence, une légitimité. Et il a tendance à prendre beaucoup de place, tout en mettant en place une attitude de victime mâtinée de persécuteur assez étonnante car nous sommes face à un petit garçon équilibré et bien dans ses chaussures. Je me suis donc interrogée sur ce qui appartenait vraiment à Loïc et ce à quoi il faisait inconsciemment référence dans notre histoire par son attitude rebelle.
Loïc a six ans, ce qui correspond à l'âge qu'avait son père quand il a été séparé de son propre père (le grand-père de Loïc), au moment où le couple de ses grands-parents paternels a explosé. Ce divorce fut douloureux et a laissé des cicatrices très visibles dans le comportement du père de mon petit garçon, qui craint aujourd'hui que je ne reproduise l'attitude de sa mère avec son père, à savoir faire barrage entre le papa et ses enfants et couper cette relation pendant de longues années.
Loin de moi l'idée de fonctionner de cette manière, je suis en effet plus que consciente de l'importance du père dans la vie et pour l'équilibre d'un enfant. Mais la souffrance est tenace et celle de mon ex-mari quand il avait six ans n'a pas disparu. C'est face à elle que mon petit garçon, et moi par extension, nous trouvons aujourd'hui. Ceci doit encore être validé mais j'ai l'impression que Loïc a repris à son compte une partie de la névrose d'enfant de son papa et qu'il surjoue le besoin d'être écouté et reconnu que ce dernier avait vu bafoué à l'époque. En gesticulant et cherchant à tous prix à être entendu, Loïc nous raconte le besoin d'un autre (petit) garçon de plus de trente-cinq ans d'avoir été écouté et compris.
J'ai donc réexpliqué l'histoire paternelle à Loïc ce soir, y compris ma vision personnelle de la souffrance probable de son père à l'époque. Je lui ai surtout exprimé le fait que rien ne l'obligeait à porter sur lui une souffrance qui n'est pas la sienne, qu'elle appartienne à son papa ou qu'elle fasse partie de mon histoire. Je suis curieuse de voir si cette conversation aura une influence positive sur le comportement de Loïc en classe. L'avenir nous le dira.

lundi 2 novembre 2009

Rencontre avec Jacques Salomé

Mercredi dernier, j'ai eu l'opportunité d'assister à la conférence de Jacques Salomé à Ettelbruck, conférence organisée par l'APM Belux et j'en suis sortie véritablement enchantée. Pour ceux et celles qui ne le connaissent pas, Jacques Salomé est aujourd'hui un homme de 74 ans qui a débuté sa carrière professionnelle en tant que formateur en relations humaines. Auteur de plus d'une soixantaine d'ouvrages, il oeuvre encore aujourd'hui à améliorer la communication interpersonnelle à travers la méthode E.S.P.E.R.E. (Energie Spécifique pour une Ecologie Relationnelle Essentielle) qu'il a mise en place et qui facilite aujourd'hui bon nombre des échanges des personnes qui l'appliquent.
Jacques Salomé n'a pas développé de grandes théories fumeuses mais a au contraire construit sa pensée sur les échanges que tout un chacun réalise plus ou moins efficacement tout au long de son existence. Très pragmatique, il explique des concepts simples sur base de situations expérimentées par le public (ce qui renforce d'autant le processus d'apprentissage) et démystifie ainsi beaucoup de situations rencontrées par chacun d'entre nous. Indépendamment du fait que j'ai été élevée par mes parents dans cet esprit de saine communication, j'apprécie beaucoup la façon dont Salomé fonctionne. Pour ne reprendre qu'une infime partie de son enseignement, il souligne l'importance du parler en JE plutôt qu'en TU (exprimer ses besoins plutôt que de noyer l'autre sous des reproches), pratiquer la politique du non-jugement et enfin écouter l'autre tout en s'écoutant soi-même de façon respectueuse. Salomé symbolise la relation interpersonnelle sous la forme d'une écharpe et souligne le fait que nous ne sommes responsables que de notre bout de l'écharpe, c'est-à-dire de notre bout de la relation. Il est donc de notre responsabilité de communiquer le plus justement et le plus sainement possible avec nos interlocuteurs, quitte à renvoyer à l'envoyeur ce qui ne nous convient pas ou nous blesse.
Si je m'arrête sur le parcours de Jacques Salomé, c'est aussi car bon nombre de mes activiés professionnelles et personnelles aujourd'hui sont teintées des enseignements de ce dernier. Etre capable de communiquer efficacement, c'est aussi s'assurer d'un équilibre personnel qui retentit sur toutes les couches de notre existence mais aussi, par un phénomène systémique non négligeable, d'agir sur le confort et le bien-être de nos contemporains. N'est-ce pas en soi un merveilleux défi qui vaut la peine d'être relevé ?

Prochains cours que j'animerai dans l'esprit des enseignements de Salomé mais aussi de la communication non violente et de la dynamique relationnelle systémique :
  • 11/11 - Faire passer un message difficile, un défi managérial ?
  • 02/12 - Aspects techniques, pratiques et émotionnels de l'entretien d'évaluation annuelle
  • 09/12 - Spécialistes de l'automobile : comment gérer un client difficile ou déstabilisé émotionnellement
  • 10/12 - Procédure de licenciement : réalisation d'un entretien respectueux et constructif

http://www.fasttraining.eu/

lundi 26 octobre 2009

L'éloge du silence

Ce matin, quand j'ai voulu démarrer ma voiture, rien ne s'est produit. Même pas une pauvre petite lumière affichée au tableau de bord... La batterie venait de rendre l'âme et me laissait bien désemparée au moment de conduire les enfants à l'école et de me rendre chez fast. Passés les premiers moments de désarroi, j'ai fait appel à la solidarité légendaire de mon super voisin qui m'a accompagnée dans la quête d'une nouvelle batterie après avoir tenté de réanimer sans succès la pièce d'origine (merci voisin !). J'ai donc fini par prendre la route avec deux bonnes heures de retard sur mon planning. A peine ma voiture redémarrée, j'ai tendu la main dans un geste automatique pour allumer l'autoradio dont la musique m'accompagne systématiquement.
Et là, rien...
Le silence le plus complet...
L'autoradio s'est bien allumé mais est resté muet, me regardant de ses deux boutons noirs désormais vides. Sans doute me transmettait-il un message en affichant un code improbable que j'aurais dû comprendre et qui était lié à cette fichue panne de batterie... Sans succès !
J'ai donc dû à mon corps défendant me contenter du silence tout au long de mon trajet. Me croirez-vous si je vous dis que ce moment fut très étrange pour moi et je dois le dire, assez déstabilisant ? Cependant, encore sous le coup du stress de la panne, j'ai supporté l'aller sans trop de questionnement, ressassant les évènements du début de la journée.
Par contre, au retour, ce fut beaucoup plus difficile. Le réflexe musical était toujours présent et la réponse de l'autoradio toujours aussi absente. J'ai traversé les bois en sortant de Luxembourg en tête-à-tête avec moi-même, sans bruit, sans perturbation. Paradoxalement, ce silence dérangeant au début est devenu peu à peu agréable. C'était comme une respiration intérieure qui m'a permis de ne pas focaliser mon esprit sur les sons habituels mais qui m'a autorisé à faire le vide. Et je dois dire que dans une vie bien remplie, un tel vide fait beaucoup de bien. J'ai ainsi pu opérer une douce transition entre les tâches de la journée émaillées de mes projets habituels et ma vie de famille où m'attendaient les enfants et la ratatouille à préparer. Je pense qu'à l'avenir, je m'accorderai de temps à autre une pause silence. Juste parce que c'est bien...