vendredi 25 décembre 2009
Réaliser une carte aux trésors
En ce jour de Noël et en prévision de cette nouvelle année qui s'annonce, je vous invite aujourd'hui à réaliser un très agréable exercice de créativité : réaliser votre carte trésor !
De quoi s'agit-il me direz-vous ? Tous et toutes nous portons au plus profond de nous-mêmes des projets, des attentes, des rêves... encore à un stade embryonnaire et que, pour des raisons diverses et variées, nous peinons à réaliser. Figés dans une abstraction limitative, ces souhaits ne se concrétisent pas parce que simplement, nous ne savons pas comment nous y prendre pour les mettre en place.
La carte aux trésors est une réponse à cette problématique d'immobilité. En nous aidant à passer de l'abstrait au concret, cet outil créatif nous permet de poser sur le papier ce qui nous fait vibrer, ce qui nous parle, les rêves qui sont les nôtres ou tout simplement ce que nous aimons.
Comment faire ? Rassemblez les magazines qui traînent souvent un peu partout chez vous et installez-vous confortablement pour les feuilleter les uns après les autres. Chaque fois qu'une image, un solgan ou un texte vous plaît, découpez-le. Il n'est pas nécessaire de dire pourquoi il vous plaît, laissez-vous juste mener par votre ressenti. C'est joli, agréable, ça vous fait du bien...
Ensuite, une fois tous ces découpages réalisés, organisez votre sélection sur une grande feuille, comme vous avez envie de le faire, dans l'ordre que vous souhaitez. Rappelez-vous qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de procéder, c'est juste votre manière de faire ! Passez ensuite à l'étape suivante qui est celle du collage. Encore une fois, faites comme bon vous semble. S'il reste des espaces blancs, coloriez-les si vous le souhaitez ou laissez les vierges.
Une fois tout ceci réalisé, vous aurez devant vous une synthèse des images et mots qui vous tiennent à coeur et, si vous prenez le temps d'en faire une analyse symbolique, vous comprendrez très rapidement quelles valeurs en émergent et ce vers quoi vous voulez orienter votre vie.
Ressentez ensuite le bien-être que vous éprouvez en vous plongeant dans votre collage organisé en tableau. Et laissez faire la loi de l'attraction qui, grâce au ressenti qui est le vôtre et à la concrétisation de vos rêves sur le papier, va permettre à la Vie de tout mettre en place pour que vos projets ainsi concrétisés dans votre carte aux trésors se réalisent.
A vous maintenant !
dimanche 20 décembre 2009
mercredi 16 décembre 2009
lundi 16 novembre 2009
Mariposa, butterfly, schmetterling, farfalla, papillon...
Le langage symbolique est extraordinaire à explorer car il nous révèle des secrets issus du plus profond de notre inconscient, là où s'entremêlent bon nombre de nos attentes cachées, de nos désirs refoulés, de nos pulsions de vie... Parmi tous les symboles, il en est un particulièrement interpellant à mes yeux : celui du papillon. Insecte éphémère par excellence, le papillon symbolise la transformation vécue par chacun d'entre nous qui décide de s'ouvrir à la Vie et aux trésors que celle-ci nous amène pour peu que nous acceptions de lui ouvrir nos ailes."Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l'appelle renaissance" - Violette Lebon
Le papillon est également une des illustrations de l'âme libérée de son carcan de chair et en passage vers cette autre dimension évoquée par bon nombre de philosophies et de religions. Ainsi a-t-on vu les murs des baraquements hébergeant les enfants des camps de concentration nazis être ornés de nombreux papillons, dessinés par les enfants peu avant
d'être gazés. Ces papillons enfantins n'étaient-ils pas la manifestation de cette conscience de la mort si proche pour ces petits mais surtout du passage de l'autre côté ? Là où l'âme libérée de son corps rejoint la Lumière. Le papillon symbolise donc l'espérance d'un retour à la source.
d'être gazés. Ces papillons enfantins n'étaient-ils pas la manifestation de cette conscience de la mort si proche pour ces petits mais surtout du passage de l'autre côté ? Là où l'âme libérée de son corps rejoint la Lumière. Le papillon symbolise donc l'espérance d'un retour à la source. Des papillons au creux du ventre
Enfin, regard plus léger sans doute, arrêtons-nous un instant sur la présence du papillon dans notre champ lexical usuel. Il incarne la légèreté, l'insouciance, l'éphémère mais aussi les premiers émois de l'amour naissant. Rappelez-vous un instant le regard croisé de l'homme ou de la femme qui laisse en vous une empreinte indélébile. Ne dit-on pas qu'à ce moment des centaines de papillons dansaient joyeusement au creux de votre estomac ?
Je vous invite aujourd'hui à vous rappeler ces quelques intants magiques où tel un papillon vous vous êtes sentis pousser des ailes...
Psychogenealogy, road to freedom - Singapore - 17/11
The BLBG and the AFS are organising an Evening Event on: Psychogenealogy: Road to Freedom, by Mrs Virginie Stevens on Nov 17 at 7.45 pm @ Hortpark (33 HYDERABAD Road Singapore 119578)
As we inherit genes straight from our forefathers, so each of us receives a part of the family history, together with its intrigues. As a result, many choices in life are conditioned by unsolved traumas which occurred in previous generations. These unidentified or subconscious transmissions create both positive and negative forces on our daily lives that we often do not understand.
Our family tree gathers a large amount of information from its very existence which can be analysed in order to discover; what drives our responses, how to clean the family system and how to recover our own energy and ability to regenerate our life.
The purpose of this conference is to show you how to (re)connect with your past, which will enable you to solve your current life issues and give you a more peaceful future.
For more information, do not hesitate to email us to dominique.soete@blbg.org.sg
As we inherit genes straight from our forefathers, so each of us receives a part of the family history, together with its intrigues. As a result, many choices in life are conditioned by unsolved traumas which occurred in previous generations. These unidentified or subconscious transmissions create both positive and negative forces on our daily lives that we often do not understand.
Our family tree gathers a large amount of information from its very existence which can be analysed in order to discover; what drives our responses, how to clean the family system and how to recover our own energy and ability to regenerate our life.
The purpose of this conference is to show you how to (re)connect with your past, which will enable you to solve your current life issues and give you a more peaceful future.
For more information, do not hesitate to email us to dominique.soete@blbg.org.sg
mardi 10 novembre 2009
Improve your time management : the 4-D method

Trying to be more efficient ?
Tired to waste time and energy on a daily basis ?
When a new task is coming, I suggest you to use the 4-D method to analyse and perform it on an efficient manner :
DO IT: if it your responsibility to perform this task immediately ;
DELAY IT: if you can perform this task later ;
DELEGATE IT: if this task can be performed by someone else (do not forget to follow up...) ;
DELETE IT: if this task is not significant for you or for someone else.
Les enfants de l'autonomie, un défi quotidien
Aujourd'hui se tenait la traditionnelle réunion de parents d'avant Noël. C'est donc avec joie et une légère appréhension que je me suis rendue alternativement dans la classe de mon fils, 6 ans, et dans celle de ma fille, 8 ans et demi, pour discuter du parcours scolaire de ma descendance ;-).Pour la petite histoire, Juliette et Loïc ont été élevés depuis leurs premiers jours dans un environnement le plus ouvert possible où la communication est toujours privilégiée. Il n'empêche qu'en développant avec plus ou moins de succès leur esprit critique, je les ai amené à sans cesse exprimer leurs attentes et leurs besoins. En soi, rien de bien original et une attitude qui semble positive car elle va leur permettre une fois adulte d'être réellement eux-mêmes. Mais dans la réalité, soulignons-le, ça n'est quand même pas facile !
Mes enfants ne sont pas toujours aisés à gérer. Comme tous les gamins de leur âge, ils jouent à me tester, pour voir jusqu'où ils peuvent aller, ce qui est permis, admissible ou interdit. Sauf qu'ici, en plus, ils maîtrisent leur expression de façon assez habile qui peut parfois tourner au jeu de pouvoir relationnel. Tout l'art est donc de surfer entre l'espace que je leur laisse volontiers et les limites dont ils ont besoin pour bien pousser, tout en tenant compte de mon propre seuil de résistance.
Pour en revenir à la réunion de parents, l'institutrice de mon fils m'a fait part des bons résultats de ce dernier (bravo Loïc qui apprend bien à lire et à écrire) mais aussi des difficultés qu'il manifeste à se plier à la discipline d'un groupe. Dans son besoin de reconnaissance et d'amour, mon petit garçon ne cesse de rechercher chez l'autre un regard, une existence, une légitimité. Et il a tendance à prendre beaucoup de place, tout en mettant en place une attitude de victime mâtinée de persécuteur assez étonnante car nous sommes face à un petit garçon équilibré et bien dans ses chaussures. Je me suis donc interrogée sur ce qui appartenait vraiment à Loïc et ce à quoi il faisait inconsciemment référence dans notre histoire par son attitude rebelle.
Loïc a six ans, ce qui correspond à l'âge qu'avait son père quand il a été séparé de son propre père (le grand-père de Loïc), au moment où le couple de ses grands-parents paternels a explosé. Ce divorce fut douloureux et a laissé des cicatrices très visibles dans le comportement du père de mon petit garçon, qui craint aujourd'hui que je ne reproduise l'attitude de sa mère avec son père, à savoir faire barrage entre le papa et ses enfants et couper cette relation pendant de longues années.
Pour en revenir à la réunion de parents, l'institutrice de mon fils m'a fait part des bons résultats de ce dernier (bravo Loïc qui apprend bien à lire et à écrire) mais aussi des difficultés qu'il manifeste à se plier à la discipline d'un groupe. Dans son besoin de reconnaissance et d'amour, mon petit garçon ne cesse de rechercher chez l'autre un regard, une existence, une légitimité. Et il a tendance à prendre beaucoup de place, tout en mettant en place une attitude de victime mâtinée de persécuteur assez étonnante car nous sommes face à un petit garçon équilibré et bien dans ses chaussures. Je me suis donc interrogée sur ce qui appartenait vraiment à Loïc et ce à quoi il faisait inconsciemment référence dans notre histoire par son attitude rebelle.
Loïc a six ans, ce qui correspond à l'âge qu'avait son père quand il a été séparé de son propre père (le grand-père de Loïc), au moment où le couple de ses grands-parents paternels a explosé. Ce divorce fut douloureux et a laissé des cicatrices très visibles dans le comportement du père de mon petit garçon, qui craint aujourd'hui que je ne reproduise l'attitude de sa mère avec son père, à savoir faire barrage entre le papa et ses enfants et couper cette relation pendant de longues années.
Loin de moi l'idée de fonctionner de cette manière, je suis en effet plus que consciente de l'importance du père dans la vie et pour l'équilibre d'un enfant. Mais la souffrance est tenace et celle de mon ex-mari quand il avait six ans n'a pas disparu. C'est face à elle que mon petit garçon, et moi par extension, nous trouvons aujourd'hui. Ceci doit encore être validé mais j'ai l'impression que Loïc a repris à son compte une partie de la névrose d'enfant de son papa et qu'il surjoue le besoin d'être écouté et reconnu que ce dernier avait vu bafoué à l'époque. En gesticulant et cherchant à tous prix à être entendu, Loïc nous raconte le besoin d'un autre (petit) garçon de plus de trente-cinq ans d'avoir été écouté et compris.
J'ai donc réexpliqué l'histoire paternelle à Loïc ce soir, y compris ma vision personnelle de la souffrance probable de son père à l'époque. Je lui ai surtout exprimé le fait que rien ne l'obligeait à porter sur lui une souffrance qui n'est pas la sienne, qu'elle appartienne à son papa ou qu'elle fasse partie de mon histoire. Je suis curieuse de voir si cette conversation aura une influence positive sur le comportement de Loïc en classe. L'avenir nous le dira.
dimanche 8 novembre 2009
mercredi 4 novembre 2009
lundi 2 novembre 2009
Rencontre avec Jacques Salomé
Mercredi dernier, j'ai eu l'opportunité d'assister à la conférence de Jacques Salomé à Ettelbruck, conférence organisée par l'APM Belux et j'en suis sortie véritablement enchantée. Pour ceux et celles qui ne le connaissent pas, Jacques Salomé est aujourd'hui un homme de 74 ans qui a débuté sa carrière professionnelle en tant que formateur en relations humaines. Auteur de plus d'une soixantaine d'ouvrages, il oeuvre encore aujourd'hui à améliorer la communication interpersonnelle à travers la méthode E.S.P.E.R.E. (Energie Spécifique pour une Ecologie Relationnelle Essentielle) qu'il a mise en place et qui facilite aujourd'hui bon nombre des échanges des personnes qui l'appliquent.Jacques Salomé n'a pas développé de grandes théories fumeuses mais a au contraire construit sa pensée sur les échanges que tout un chacun réalise plus ou moins efficacement tout au long de son existence. Très pragmatique, il explique des concepts simples sur base de situations expérimentées par le public (ce qui renforce d'autant le processus d'apprentissage) et démystifie ainsi beaucoup de situations rencontrées par chacun d'entre nous. Indépendamment du fait que j'ai été élevée par mes parents dans cet esprit de saine communication, j'apprécie beaucoup la façon dont Salomé fonctionne. Pour ne reprendre qu'une infime partie de son enseignement, il souligne l'importance du parler en JE plutôt qu'en TU (exprimer ses besoins plutôt que de noyer l'autre sous des reproches), pratiquer la politique du non-jugement et enfin écouter l'autre tout en s'écoutant soi-même de façon respectueuse. Salomé symbolise la relation interpersonnelle sous la forme d'une écharpe et souligne le fait que nous ne sommes responsables que de notre bout de l'écharpe, c'est-à-dire de notre bout de la relation. Il est donc de notre responsabilité de communiquer le plus justement et le plus sainement possible avec nos interlocuteurs, quitte à renvoyer à l'envoyeur ce qui ne nous convient pas ou nous blesse.
Si je m'arrête sur le parcours de Jacques Salomé, c'est aussi car bon nombre de mes activiés professionnelles et personnelles aujourd'hui sont teintées des enseignements de ce dernier. Etre capable de communiquer efficacement, c'est aussi s'assurer d'un équilibre personnel qui retentit sur toutes les couches de notre existence mais aussi, par un phénomène systémique non négligeable, d'agir sur le confort et le bien-être de nos contemporains. N'est-ce pas en soi un merveilleux défi qui vaut la peine d'être relevé ?
Prochains cours que j'animerai dans l'esprit des enseignements de Salomé mais aussi de la communication non violente et de la dynamique relationnelle systémique :
- 11/11 - Faire passer un message difficile, un défi managérial ?
- 02/12 - Aspects techniques, pratiques et émotionnels de l'entretien d'évaluation annuelle
- 09/12 - Spécialistes de l'automobile : comment gérer un client difficile ou déstabilisé émotionnellement
- 10/12 - Procédure de licenciement : réalisation d'un entretien respectueux et constructif
lundi 26 octobre 2009
L'éloge du silence
Ce matin, quand j'ai voulu démarrer ma voiture, rien ne s'est produit. Même pas une pauvre petite lumière affichée au tableau de bord... La batterie venait de rendre l'âme et me laissait bien désemparée au moment de conduire les enfants à l'école et de me rendre chez fast. Passés les premiers moments de désarroi, j'ai fait appel à la solidarité légendaire de mon super voisin qui m'a accompagnée dans la quête d'une nouvelle batterie après avoir tenté de réanimer sans succès la pièce d'origine (merci voisin !). J'ai donc fini par prendre la route avec deux bonnes heures de retard sur mon planning. A peine ma voiture redémarrée, j'ai tendu la main dans un geste automatique pour allumer l'autoradio dont la musique m'accompagne systématiquement.Et là, rien...
Le silence le plus complet...
L'autoradio s'est bien allumé mais est resté muet, me regardant de ses deux boutons noirs désormais vides. Sans doute me transmettait-il un message en affichant un code improbable que j'aurais dû comprendre et qui était lié à cette fichue panne de batterie... Sans succès !
J'ai donc dû à mon corps défendant me contenter du silence tout au long de mon trajet. Me croirez-vous si je vous dis que ce moment fut très étrange pour moi et je dois le dire, assez déstabilisant ? Cependant, encore sous le coup du stress de la panne, j'ai supporté l'aller sans trop de questionnement, ressassant les évènements du début de la journée.
Par contre, au retour, ce fut beaucoup plus difficile. Le réflexe musical était toujours présent et la réponse de l'autoradio toujours aussi absente. J'ai traversé les bois en sortant de Luxembourg en tête-à-tête avec moi-même, sans bruit, sans perturbation. Paradoxalement, ce silence dérangeant au début est devenu peu à peu agréable. C'était comme une respiration intérieure qui m'a permis de ne pas focaliser mon esprit sur les sons habituels mais qui m'a autorisé à faire le vide. Et je dois dire que dans une vie bien remplie, un tel vide fait beaucoup de bien. J'ai ainsi pu opérer une douce transition entre les tâches de la journée émaillées de mes projets habituels et ma vie de famille où m'attendaient les enfants et la ratatouille à préparer. Je pense qu'à l'avenir, je m'accorderai de temps à autre une pause silence. Juste parce que c'est bien...
mercredi 16 septembre 2009
Annoncer une mauvaise nouvelle
Je prépare actuellement une formation autour de l'annonce d'un diagnostic douloureux destinée aux membres du corps médical. Ce cours est né des nombreuses expériences vécues à la fois par mes patients mais aussi de ce que ma famille et moi avons pu expérimenter jusqu'à aujourd'hui dans ce domaine.Nombre des médecins sont souvent bien démunis quand il s'agit d'annoncer une mauvaise nouvelle à leur patient. En tant qu'êtres humains, la souffrance de l'autre peut s'avérer difficile à supporter et ce même si les soignants possèdent des connaissances et une expérience professionnelle pertinentes. Au moment d'annoncer un diagnostic douloureux, les professionnels de la santé peuvent se trouver confrontés à divers ressentis et émotions parmi lesquels la peur domine. Peur de la mort et de la maladie, peur de se tromper, peur de faire mal, peur de ne pas trouver les mots ou d'être dépassés par les émotions de leur patient... A ceci peut s'ajouter un profond sentiment d'impuissance face à une issue qui peut être fatale. Il est donc essentiel de leur apporter des outils de communication et de connaissance de soi qu'ils pourront utiliser pour améliorer la qualité des échanges avec leurs patients.
Si le corps médical est confronté à tant de difficultés lors de l'annonce d'un message douloureux, le commun des mortels rencontre lui aussi des problématiques similaires. Annoncer une mauvaise nouvelle n'est jamais une démarche simple, que celle-ci intervienne dans le cadre professionnel ou privé. Il est donc fondamental de comprendre le fonctionnement du corps émotionnel de son interlocuteur pour pouvoir, dans un mouvement empathique, s'aligner sur le ressenti de ce dernier et entrer dans une vraie communication de qualité. Mais pour comprendre les émotions de l'autre, il est impératif de reconnaître nos propres émotions ainsi que la manière la plus juste de les apprivoiser. Ceci ne peut se faire qu'en vivant en conscience et en acquerrant les connaissances et réflexes comportementaux qui nous manquent.
"Nul ne peut avoir de lien avec son prochain s'il n’en a d'abord avec lui-même"
Carl Gustav Jung
dimanche 30 août 2009
L'influence de nos blessures d'enfant sur notre vie aujourd'hui

Mon travail mais aussi ma personnalité me poussent à observer et tenter d'analyser mon environnement, qu'il s'agisse de situations de communication ou de comportements chez mes contemporains. Longtemps je me suis réfrénée pour ne pas indisposer les personnes qui m'entourent. Mais comme il bien est difficile de lutter contre un penchant naturel, je me suis fixée des règles strictes parmi lesquelles le non-jugement occupe une place de premier choix.
En fait, observer ce qui se passe autour de moi est une occupation très riche car elle me permet de me confronter à la différence de points de vue et d'en tirer des enseignements qui me font évoluer.
Hier, dans le cadre d'une conversation, j'ai été amenée à réfléchir à nouveau aux comportements que nous déployons dans notre vie adulte suite aux apprentissages conscients et inconscients de notre vie d'enfant. L'environnement dans lequel nous avons grandi a une influence non négligeable mais pas immuable sur notre existence et nos choix de vie.
Ceux qui me connaissent n'ignorent pas ma passion pour les transmissions transgénérationnelles mais ce n'est pas de celles-ci dont je fais état aujourd'hui. Je suis plus tentée ce matin de vous parler de toutes ces souffrances vécues dans notre petite enfant qui ont une influence sur nos comportements d'aujourd'hui.
Prenons l'exemple de la vie amoureuse ou de la vie familiale. Ce que nous avons vécu petits, comme un divorce ou un sentiment d'abandon parental, peut conditionner un certain nombre de choix aujourd'hui. En effet, n'est-il pas logique d'avoir tendance à reproduire inconsciemment ce que nous avons vécu dans le passé, en faisant de même ou en adoptant un comportement totalement à l'inverse de la situation passée (ce qui revient au même) ?
Je m'explique. Vous avez trois ans et vos parents divorcent. Votre garde est attribuée à votre mère qui, trop jeune ou mal dans sa peau, va vous confier à ses propres parents et espacer de plus en plus ses visites. Vous accumulez alors des mémoires d'abandon qui, sans que personne ne s'en rende compte, vont se glisser dans les plis de votre psychisme.
Abandon du père d'abord qui ne vous voit plus tous les jours. Même si cela est dû à une décision du juge et que l'amour paternel reste intact, vous, petit enfant, ne tenez pas compte de cet aspect et restez bien souvent dans une incompréhension mêlée de tristesse et de colère. Abandon de la mère ensuite qui est un véritable déchirement pour vous encore si petit... Des questions se poseront sans doute autour du couple qui, en explosant, a distillé dans vos propres croyances un poison à effet retardateur. Comment y croire quand vous serez adulte ? Ou encore comment ne pas surinvestir la relation? Quoi qu'il en soit, il y a des chances (même si rien n'est définitivement écrit ou automatique) que lorsque un homme ou une femme frappera à votre porte, vous mettiez en place inconsciemment des pièges relationnels qui feront capoter cette relation amoureuse. Juste pour la faire correspondre à ce que vous avez toujours connu et vécu. Ceci est une forme d'auto-sabotage qui est assez logique mais qui n'en est pas moins douloureuse.
Mais, me direz-vous, sommes-nous condamnés à répéter inlassablement les comportements du passé ? Est-ce définitivement foutu ?
Je ne le pense pas.
La nature humaine, l'étincelle de vie qui brûle en chacun de nous mais aussi la force insoupsonnée qui se cache en nous sont des ressources inestimables quand il s'agit de panser d'anciennes plaies. Oser affronter ses démons intérieurs est déjà en soi une démarche de guérison. Prendre symboliquement par la main l'enfant que nous étions et essuyer ses larmes de notre main d'adulte, être pour lui le référent qu'il n'a pas trouvé en son temps sont déjà des ébauches de solution. L'amour pour soi et pour l'autre au sens inconditionnel du terme peut nous permettre, après avoir accepté et nous être pardonnés la tristesse, la colère, la haine peut-être..., de redonner des couleurs et un élan de vie à notre existence. Je crois profondément en l'homme et en ses ressources. Il est ici question de choix. Choix de vivre ou de souffrir. Choix d'avancer ou de rester statique. La liberté se cache là aussi.
En fait, observer ce qui se passe autour de moi est une occupation très riche car elle me permet de me confronter à la différence de points de vue et d'en tirer des enseignements qui me font évoluer.
Hier, dans le cadre d'une conversation, j'ai été amenée à réfléchir à nouveau aux comportements que nous déployons dans notre vie adulte suite aux apprentissages conscients et inconscients de notre vie d'enfant. L'environnement dans lequel nous avons grandi a une influence non négligeable mais pas immuable sur notre existence et nos choix de vie.
Ceux qui me connaissent n'ignorent pas ma passion pour les transmissions transgénérationnelles mais ce n'est pas de celles-ci dont je fais état aujourd'hui. Je suis plus tentée ce matin de vous parler de toutes ces souffrances vécues dans notre petite enfant qui ont une influence sur nos comportements d'aujourd'hui.
Prenons l'exemple de la vie amoureuse ou de la vie familiale. Ce que nous avons vécu petits, comme un divorce ou un sentiment d'abandon parental, peut conditionner un certain nombre de choix aujourd'hui. En effet, n'est-il pas logique d'avoir tendance à reproduire inconsciemment ce que nous avons vécu dans le passé, en faisant de même ou en adoptant un comportement totalement à l'inverse de la situation passée (ce qui revient au même) ?
Je m'explique. Vous avez trois ans et vos parents divorcent. Votre garde est attribuée à votre mère qui, trop jeune ou mal dans sa peau, va vous confier à ses propres parents et espacer de plus en plus ses visites. Vous accumulez alors des mémoires d'abandon qui, sans que personne ne s'en rende compte, vont se glisser dans les plis de votre psychisme.
Abandon du père d'abord qui ne vous voit plus tous les jours. Même si cela est dû à une décision du juge et que l'amour paternel reste intact, vous, petit enfant, ne tenez pas compte de cet aspect et restez bien souvent dans une incompréhension mêlée de tristesse et de colère. Abandon de la mère ensuite qui est un véritable déchirement pour vous encore si petit... Des questions se poseront sans doute autour du couple qui, en explosant, a distillé dans vos propres croyances un poison à effet retardateur. Comment y croire quand vous serez adulte ? Ou encore comment ne pas surinvestir la relation? Quoi qu'il en soit, il y a des chances (même si rien n'est définitivement écrit ou automatique) que lorsque un homme ou une femme frappera à votre porte, vous mettiez en place inconsciemment des pièges relationnels qui feront capoter cette relation amoureuse. Juste pour la faire correspondre à ce que vous avez toujours connu et vécu. Ceci est une forme d'auto-sabotage qui est assez logique mais qui n'en est pas moins douloureuse.
Mais, me direz-vous, sommes-nous condamnés à répéter inlassablement les comportements du passé ? Est-ce définitivement foutu ?
Je ne le pense pas.
La nature humaine, l'étincelle de vie qui brûle en chacun de nous mais aussi la force insoupsonnée qui se cache en nous sont des ressources inestimables quand il s'agit de panser d'anciennes plaies. Oser affronter ses démons intérieurs est déjà en soi une démarche de guérison. Prendre symboliquement par la main l'enfant que nous étions et essuyer ses larmes de notre main d'adulte, être pour lui le référent qu'il n'a pas trouvé en son temps sont déjà des ébauches de solution. L'amour pour soi et pour l'autre au sens inconditionnel du terme peut nous permettre, après avoir accepté et nous être pardonnés la tristesse, la colère, la haine peut-être..., de redonner des couleurs et un élan de vie à notre existence. Je crois profondément en l'homme et en ses ressources. Il est ici question de choix. Choix de vivre ou de souffrir. Choix d'avancer ou de rester statique. La liberté se cache là aussi.
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