lundi 16 novembre 2009

Mariposa, butterfly, schmetterling, farfalla, papillon...

Le langage symbolique est extraordinaire à explorer car il nous révèle des secrets issus du plus profond de notre inconscient, là où s'entremêlent bon nombre de nos attentes cachées, de nos désirs refoulés, de nos pulsions de vie... Parmi tous les symboles, il en est un particulièrement interpellant à mes yeux : celui du papillon. Insecte éphémère par excellence, le papillon symbolise la transformation vécue par chacun d'entre nous qui décide de s'ouvrir à la Vie et aux trésors que celle-ci nous amène pour peu que nous acceptions de lui ouvrir nos ailes.

"Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l'appelle renaissance" - Violette Lebon
Le papillon est également une des illustrations de l'âme libérée de son carcan de chair et en passage vers cette autre dimension évoquée par bon nombre de philosophies et de religions. Ainsi a-t-on vu les murs des baraquements hébergeant les enfants des camps de concentration nazis être ornés de nombreux papillons, dessinés par les enfants peu avant d'être gazés. Ces papillons enfantins n'étaient-ils pas la manifestation de cette conscience de la mort si proche pour ces petits mais surtout du passage de l'autre côté ? Là où l'âme libérée de son corps rejoint la Lumière. Le papillon symbolise donc l'espérance d'un retour à la source.
Des papillons au creux du ventre
Enfin, regard plus léger sans doute, arrêtons-nous un instant sur la présence du papillon dans notre champ lexical usuel. Il incarne la légèreté, l'insouciance, l'éphémère mais aussi les premiers émois de l'amour naissant. Rappelez-vous un instant le regard croisé de l'homme ou de la femme qui laisse en vous une empreinte indélébile. Ne dit-on pas qu'à ce moment des centaines de papillons dansaient joyeusement au creux de votre estomac ?
Je vous invite aujourd'hui à vous rappeler ces quelques intants magiques où tel un papillon vous vous êtes sentis pousser des ailes...

Psychogenealogy, road to freedom - Singapore - 17/11

The BLBG and the AFS are organising an Evening Event on: Psychogenealogy: Road to Freedom, by Mrs Virginie Stevens on Nov 17 at 7.45 pm @ Hortpark (33 HYDERABAD Road Singapore 119578)

As we inherit genes straight from our forefathers, so each of us receives a part of the family history, together with its intrigues. As a result, many choices in life are conditioned by unsolved traumas which occurred in previous generations. These unidentified or subconscious transmissions create both positive and negative forces on our daily lives that we often do not understand.
Our family tree gathers a large amount of information from its very existence which can be analysed in order to discover; what drives our responses, how to clean the family system and how to recover our own energy and ability to regenerate our life.
The purpose of this conference is to show you how to (re)connect with your past, which will enable you to solve your current life issues and give you a more peaceful future.

For more information, do not hesitate to email us to dominique.soete@blbg.org.sg

mardi 10 novembre 2009

Improve your time management : the 4-D method


Trying to be more efficient ?
Tired to waste time and energy on a daily basis ?

When a new task is coming, I suggest you to use the 4-D method to analyse and perform it on an efficient manner :


DO IT: if it your responsibility to perform this task immediately ;

DELAY IT: if you can perform this task later ;

DELEGATE IT: if this task can be performed by someone else (do not forget to follow up...) ;

DELETE IT: if this task is not significant for you or for someone else.

Les enfants de l'autonomie, un défi quotidien

Aujourd'hui se tenait la traditionnelle réunion de parents d'avant Noël. C'est donc avec joie et une légère appréhension que je me suis rendue alternativement dans la classe de mon fils, 6 ans, et dans celle de ma fille, 8 ans et demi, pour discuter du parcours scolaire de ma descendance ;-).
Pour la petite histoire, Juliette et Loïc ont été élevés depuis leurs premiers jours dans un environnement le plus ouvert possible où la communication est toujours privilégiée. Il n'empêche qu'en développant avec plus ou moins de succès leur esprit critique, je les ai amené à sans cesse exprimer leurs attentes et leurs besoins. En soi, rien de bien original et une attitude qui semble positive car elle va leur permettre une fois adulte d'être réellement eux-mêmes. Mais dans la réalité, soulignons-le, ça n'est quand même pas facile !
Mes enfants ne sont pas toujours aisés à gérer. Comme tous les gamins de leur âge, ils jouent à me tester, pour voir jusqu'où ils peuvent aller, ce qui est permis, admissible ou interdit. Sauf qu'ici, en plus, ils maîtrisent leur expression de façon assez habile qui peut parfois tourner au jeu de pouvoir relationnel. Tout l'art est donc de surfer entre l'espace que je leur laisse volontiers et les limites dont ils ont besoin pour bien pousser, tout en tenant compte de mon propre seuil de résistance.
Pour en revenir à la réunion de parents, l'institutrice de mon fils m'a fait part des bons résultats de ce dernier (bravo Loïc qui apprend bien à lire et à écrire) mais aussi des difficultés qu'il manifeste à se plier à la discipline d'un groupe. Dans son besoin de reconnaissance et d'amour, mon petit garçon ne cesse de rechercher chez l'autre un regard, une existence, une légitimité. Et il a tendance à prendre beaucoup de place, tout en mettant en place une attitude de victime mâtinée de persécuteur assez étonnante car nous sommes face à un petit garçon équilibré et bien dans ses chaussures. Je me suis donc interrogée sur ce qui appartenait vraiment à Loïc et ce à quoi il faisait inconsciemment référence dans notre histoire par son attitude rebelle.
Loïc a six ans, ce qui correspond à l'âge qu'avait son père quand il a été séparé de son propre père (le grand-père de Loïc), au moment où le couple de ses grands-parents paternels a explosé. Ce divorce fut douloureux et a laissé des cicatrices très visibles dans le comportement du père de mon petit garçon, qui craint aujourd'hui que je ne reproduise l'attitude de sa mère avec son père, à savoir faire barrage entre le papa et ses enfants et couper cette relation pendant de longues années.
Loin de moi l'idée de fonctionner de cette manière, je suis en effet plus que consciente de l'importance du père dans la vie et pour l'équilibre d'un enfant. Mais la souffrance est tenace et celle de mon ex-mari quand il avait six ans n'a pas disparu. C'est face à elle que mon petit garçon, et moi par extension, nous trouvons aujourd'hui. Ceci doit encore être validé mais j'ai l'impression que Loïc a repris à son compte une partie de la névrose d'enfant de son papa et qu'il surjoue le besoin d'être écouté et reconnu que ce dernier avait vu bafoué à l'époque. En gesticulant et cherchant à tous prix à être entendu, Loïc nous raconte le besoin d'un autre (petit) garçon de plus de trente-cinq ans d'avoir été écouté et compris.
J'ai donc réexpliqué l'histoire paternelle à Loïc ce soir, y compris ma vision personnelle de la souffrance probable de son père à l'époque. Je lui ai surtout exprimé le fait que rien ne l'obligeait à porter sur lui une souffrance qui n'est pas la sienne, qu'elle appartienne à son papa ou qu'elle fasse partie de mon histoire. Je suis curieuse de voir si cette conversation aura une influence positive sur le comportement de Loïc en classe. L'avenir nous le dira.